Où manger les meilleures empanadas de Paris
Dernière mise à jour : il y a 3 heures
Il y a l'empanada que tout le monde connaît, frite et brillante. Et il y a la nôtre, dorée au four, légère, garnie d'une viande coupée au couteau, comme on la prépare à Bucaramanga. C'est celle que nous avons rapportée à Montmartre.

Tout commence bien avant, dans la cuisine. La viande est posée sur la planche, et elle sera coupée au couteau, en petits dés. C'est plus long que de la passer au hachoir, et c'est tout l'écart entre une empanada que l'on avale et une empanada dont on se souvient. À côté, les légumes frais sont taillés en julienne, fins comme des allumettes. Ils vont sauter avec la viande, puis recevoir une sauce caribéenne qui lie le tout sans le noyer. Dans nos empanadas Rien pour faire du volume et réduire les couts : ni pomme de terre, ni riz, ni ce hachis gris que l'on trouve partout ailleurs.
La pâte, elle, est notre secret de famille. Un mélange de farines de blé, quand la plupart des empanadas colombiennes se font au maïs et finissent dans l'huile. Les nôtres partent au four. Elles en sortent fines, dorées, croquantes sur le dessus, et suffisamment légères pour qu'on en reprenne une sans y penser. C'est la façon de Bucaramanga, celle que Jhonatan a rapportée avec lui, et elle se trouve rarement en europe.

Quatre saveurs, et une hésitation à chaque fois

Devant le comptoir, la question revient toujours : laquelle. Le bœuf est la plus classique, celle par laquelle commencer. Le poulet est douce, parfumée, celle que prennent ceux qui font confiance. La truite surprend tout le monde : elle est cuite doucement, effeuillée à la main, réveillée d'ail et de citron. Et puis il y a la végétarienne à la truffe, la plus parisienne des quatre, avec ses champignons, son oignon et son fromage. Une idée franco colombienne, née ici, à Montmartre.
La sauce maison arrive à côté, dans un petit pot. Elle n'est pas là pour piquer, mais pour finir le travail.
Une empanada se mange chaude, debout, et se raconte longtemps après.
Reste à choisir avec quoi. Nos jus viennent de fruits que les supermarchés ne connaissent pas. La guanábana a un goût de crème, de banane et d'ananas à la fois. La mora est une mûre des Andes, plus vive que la nôtre. Le lulo, personne ne sait le décrire avant de l'avoir goûté. Il y a neuf parfums en tout, jusqu'à la lúcuma et la tomate d'arbre. Ceux qui préfèrent le chaud prennent un café Legados, cultivé à deux mille mètres dans le Nariño par Elmer García : fruits rouges, chocolat, une pointe de citron.

L'été dehors, l'hiver au chaud

Aux beaux jours, la terrasse s'installe devant la vitrine, fleurie et en plein soleil l'après midi. Certains s'y posent une heure, d'autres emportent leur sachet et montent le manger sur les marches du Sacré-Cœur, à cinq minutes de marche. Quand le froid revient, tout se passe à l'intérieur, dans la salle, avec un chocolat chaud à la colombienne entre les mains. C'est le même lieu, et ce sont deux ambiances.
Ce qui change d'une semaine à l'autre
Il nous arrive de sortir une recette que nous ne referons peut être jamais, pour le plaisir d'essayer. Elle s'annonce sur notre Instagram, souvent le matin même : c'est là qu'il faut regarder. Le brunch, lui, se prépare sur commande, et se partage à table.
Et si vous recevez chez vous, écrivez-nous. Nous préparons vos empanadas en quantité, dans les saveurs que vous voulez, pour un anniversaire, une fête de famille ou un événement.
Poussez la porte, on vous attend
Il y a mille manières de découvrir la Colombie. La nôtre tient dans la main, se mange debout, et laisse une trace de sauce sur le coin des lèvres.
Alors venez. Prenez une empanada, un jus de lulo dont vous chercherez le nom pendant des semaines, et installez vous. Si vous hésitez devant le comptoir, dites le nous : nous adorons ce moment, et nous avons toujours un avis.
Comptoir Latino, 30 rue des Trois Frères, à Montmartre. Métro Abbesses ou Anvers. Et si vous recevez chez vous, écrivez nous sur WhatsApp au +33 6 66 02 12 59, nous préparons vos empanadas en quantité.



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